J22 – Mais il existe vraiment, ce n’est donc pas qu’un film ?? 29 août

Malgré le retard du train, nous arrivons aux environs de 6h30… Vivement qu’on reprenne le taf pour enfin se reposer ! A Bangkok, il est temps de s’organiser pour Kanchanaburi. Un minibus vient nous chercher dans une bonne heure, on en profite pour manger des donuts, boire partiellement un chocolat chaud (partiellement car Liza se renversera tout le chocolat chaud sur elle…) et pour voir Azz parler avec un éventuel charlatan… En effet le gars lui parle de tout de rien, demande un peu de sous, mais en restant calme, gentil, poli. La gentille hôtesse de la gare qui nous a toujours accueilli et aiguillé au bon guichet, (elle se souvient des petits !) dit à Azz de se méfier et envoie balader le type. Nous ne comprenons pas trop la situation et quittons la gare pour se dégourdir les gambettes. Nous retrouvons l’ami d’Azz entouré de policiers. Il semble discuter et rigoler avec eux… Bon visiblement je ne suis pas une experte en interprétation des gestes puisque l’instant d’après notre « ami » se prendra un monstrueux coup de pied dans le ventre et un coup dans le dos… On se sent mal à l’aise et quittons les lieux.

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ISO 9001 ??? Mais bien sûr !

 

Nous retournons vers la gare et découvrons notre minubus. Nous allons être au complet, on ne comprend pas bien où les sacs vont être… Nous sommes les premiers arrivés, donc les premiers installés avec nos imposants bagages ! Nous démarrons finalement que tous les 6… Ma foi, ça nous arrange… Sauf que le chauffeur nous dépose à Khao San Road et nous explique qu’on va changer de mini-bus… Euh… On craint de galérer avec nos sacs… Au final nous aurons de la chance et nous trouvons bien mieux que la petite anglaise qui a été délogée et installée tout devant au beau milieu des sacs. On roule, ça s’endort autour de moi. J’ai Liza dans mes bras qui roupille, je finis pas céder à Morphée et m’assoupis… Bouddha ne m’a pas oublié, je m’éclate la tête sur la carlingue de notre bolide… Sérieux gars… T’en as pas assez ?? Ben non visiblement, je m’éclate la tête une seconde fois et me voilà résignée à veiller et non siester… Super !!

Nous arrivons donc à Kanchanaburri, dans la rue des hébergements, le long de la rivière… Kwaï ! Nous cherchons notre hébergement, un truc ultra simple, y posons notre bric à broc, prenons une bonne douche et filons manger un bout ! En attendant les copains, nous discutons avec un pakistanais chauffeur d’un hydride de tuk-tuk / side-car. Il nous parle de la ville, de son travail, de ses conditions de vie, de son voyage annuel si ses ressources lui permettent auprès de sa famille restait au Pakistan. Les copains arrivent, nous faisons une petite séance photo avec son hybride et partons manger un morceau dans ce qui deviendra notre cantine pour nos petits déjeuners et déjeuners. Les stir pumkins un délice ! Et les cuisinières, serveuses, famille de tout ce beau monde, au top et complétement fous de nos petits loups !

Reboostés par ce délicieux repas, nous nous dirigeons vers le fameux pont. Mais décidons finalement d’y aller avec notre copain ! Sans regret, les petits adorent être au vent ! Rapidement, nous arrivons au pont, et comme tous bons touristes qui se respectent nous décidons de nous balader dessus…

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Avant de vous emmener dans notre balade, juste un petit point histoire / culture. Bon si comme nous, vous pensiez que le pont de la rivière Kwaï était le fruit de l’imagination de David Lean où le célébrissime baleine se fait exploser la tête (ou si vous pensiez, car vous êtes vachement plus savant que moi, et vous savez que le film est l’adaptation du roman de Pierre Boulle – Français, cocorico !), n’hésitez pas à lire ce qui suit, sinon on passe au chapitre suivant. Le pont de la rivière Kwaï n’était qu’un petit bout d’un des plans les plus ambitieux de l’envahisseur japonais en Thaïlande lors de la seconde guerre mondiale : la réalisation d’une ligne de chemin de fer reliant Nong Pladuk (Thaïlande) à Thanbyuzayat en Birmanie (415 km). C’est ce qu’on appelle le « chemin de fer de la mort » (death railway). Les alliés exerçaient alors un blocus maritime, une liaison terrestre était donc l’unique moyen d’avoir accès aux ressources du territoire birman et de mettre cap vers l’Inde. Si la construction de la ligne a eu lieu bien plus rapidement que prévu, c’est parce que des milliers de prisonniers de guerre ont servi de main d’œuvre corvéable à merci. Parmi eux, trente mille britanniques, le même nombre Hollandais, des Australiens, des Américains… mais également – et cela, on l’oublie trop souvent – de très nombreux asiatiques : Birmans, Malais, Thaïlandais, Indonésiens, Chinois… Très peu ont survécu à l’épreuve de la construction sur des terres impaludées au possible (infos glanées sur ce site : http://www.azurever.com/thailand/magazine/kanchanaburi-pont-riviere-kwai.php).

Donc nous voilà tranquilloute tous les six, à prendre se frayer un chemin sur le pont. Les touristes passés, nous jouons le jeu et nous prenons tranquillement en photo tous les six. Et puis tant qu’à être sur le pont, autant aller au bout et voir ce qu’il s’y trame. La poussette ouvre le chemin, on arrive au bout, quand soudain « tchouuuuuu tchouuuuuuu ». Dans un premier temps, on se dit qu’une ligne ferroviaire doit passer derrière, puis le bruit s’intensifie… Non, ils ont osé imiter le bruit du train pour nous faire peur ??? Et bien non, mesdames, messieurs… Pire que cela, ils ont osé ne pas avertir les touristes qu’un train pouvait circuler sur les rails ! Imaginez nos têtes lorsque nous avons vu surgir de la jungle un train en face de nous ! Deux gros guignols avec leur poussette, les yeux grands écarquillés ! Heureusement nous sautons sur un promontoire, et surtout heureusement le train ralentit et klaxonne pour alerter tout le monde de son arrivée imminente ! On patiente et regardons avec un certain amusement cette scène !

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Euh… sérieux ??

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Tous à l’abri !!

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Une fois le train passé, nous faisons demi-tour, flânons dans un marché de souvenirs et pénétrons dans un drôle de musée dédié à la guerre… La guerre en général. De nombreux objets sont exposés, on ne comprend pas bien le lien, hormis la guerre entre tout ce bric-à-brac. On s’accroche un certain temps et finissons par quitter les lieux bredouilles… Nous décidons de rentrer à pieds. JML rentrent sans nous tandis qu’avec Azz nous donnons le goûter à Liza dans un café boulangerie qui nous tend, comme par le plus grand des hasards, ses bras… Hummmmmm le délicieux cheese cake, euh la délicieuse compote de Lizette…

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Nous reprenons notre route à pied et organisons la journée de demain : nous voulons aller aux cascades d’Erawan, mais sans tour organisé et sans louer de voiture (vaccinée je suis !). On cavale d’une boutique à l’autre, et organisons en même temps notre retour pour Bangkok. Au final nous trouvons un chauffeur pour demain matin. On retrouve les copains, leur faisons part de l’organisation : roule ma poule, il n’y a plus qu’à !

Après une bonne douche, nous filons vers le marché de nuit. Nous découvrons la ville de nuit : rien à voir avec la paisible Kanchanaburi endormi… Des filles à gogo, des lady boys, des bars itinérants… Nous filons, pas toujours très à l’aise avec cette ambiance. Le marché de nuit est super grand ! Il y a plein de choses ! Des fringues, des animaux, et surtout de la bouffe ! On fait le plein pendant que JML lorgnent sur les fringues et souvenirs ! Nos chemins se séparent : ils vont manger au resto alors que nous nous faisons film et casse-croute !!

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